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Diagnostic

La calcification de l’épaule se manifeste par une douleur voire une baisse de la mobilité de l’épaule, avec un retentissement fonctionnel qui peut être important. Elle concerne essentiellement les femmes entre 25 et 55 ans.
Le diagnostic repose sur la réalisation d'une radiographie de l'épaule de face en 3 rotations et de profil. 
Parfois le bilan peu être complété par un arthroscanner ou IRM en cas de doute sur une lésion de la coiffe des rotateurs.

Traitement médical

Cette calcification parfois volumineuse peut pour des raisons encore inconnues avoir tendance à disparaître spontanément à l'occasion de douleurs très intenses.
Les antalgiques et les anti-inflammatoires traitent les symptômes liés à la douleur. 
La réalisation d'une infiltration de corticoïdes est parfois utile pour traiter une poussée inflammatoire. 

Un traitement par ondes de choc peut parfois aider la calcification à se résorber.
La rééducation peut éviter l’enraidissement de l’articulation, permet de diminuer les phénomènes inflammatoires et d’entretenir le tonus musculaire.
En l’absence d’évolution naturelle favorable, devant l’absence d’évolution radiologique de l’aspect de la calcification et devant la persistance de douleurs rebelles aux différents traitements médicaux entrepris se pose l’indication de l’évacuation arthroscopique de cette calcification.

Traitement chirurgical

Le traitement des calcifications de l’épaule est réalisé sous arthroscopie.
Le repérage de la calcification est fait généralement par une aiguille sous contrôle de la vue arthroscopique.
Une fois celle-ci repérée, le tendon est alors incisé à minima dans le sens des fibres tendineuses pour permettre une bonne cicatrisation après l’opération. La calcification est par la suite évacuée à l’aide d’une curette ou en utilisant un instrument motorisé qui détruit et aspire la calcification en même temps.

Risques et complications

Toute intervention chirurgicale est sujette à un certain nombre de risques chirurgicaux et de complications précoces ou tardives.
En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, certains risquent sont spécifiques à l'arthroscopie de l'épaule:
Le caractère parfois progressif du soulagement de la douleur.
Une raideur articulaire peut se développer si la rééducation post opératoire n’est pas bien prise en charge.
Une réaction inflammatoire post opératoire peut survenir et occasionner des douleurs importantes et un ralentissement de la rééducation. Cela correspond à une algodystrophie ou capsulite de l’épaule. Leur guérison est longue. 

Une tendinopathie secondaire à la calcification peut apparaître. 

Dans certains cas rares, il peut se produire une rupture tendineuse post-opératoire.
La survenue d’une infection de l’articulation est possible mais exceptionnellement rare car le geste est réalisé sous arthroscopie.

Post-opératoire

En post-opératoire, l’épaule sera immobilisée dans une attelle « coude au corps » à titre antalgique. Celle-ci pourra être retirée dès que les douleurs seront bien tolérées.

Des séances de kinésithérapies sont prescrites pour une mobilisation rapide de l’épaule. En plus, des exercices d’auto-rééducation sont enseignés par les kinésithérapeutes de la clinique. Ces exercices seront à répéter lors du retour à domicile du patient.

La conduite automobile peut se faire à partir de la 6e semaine post-opératoire.

La reprise de la natation, du vélo et de la course à pied peut se faire entre la 6e semaine et le 3e mois post opératoire en fonction de l’évolution.

Les sports utilisant l’épaule, les sport d’armé du bras ou les sports contacts ne seront repris qu’au 6e mois post opératoire.