Diagnostic

L’examen clinique met en évidence une hanche douloureuse avec une perte des amplitudes articulaires.

 

Le diagnostic peut se faire sur une simple radiographie du bassin et des hanches. Celles-ci montrent un défaut de couverture de la tête fémorale par l’acétabulum qui n’est pas assez creusé, avec un toit trop vertical.

Le bilan peut être complété par un arthroscanner ou une IRM de la hanche qui permettent de mieux analyser l’état du cartilage. Ils permettent aussi de mieux analyser le type de déformation afin d’adapter la correction si l’acétabulum est trop incliné vers l’avant (antéversion) ou vers l’arrière (rétroversion).

Traitement Médical

Les antalgiques et les anti-inflammatoires ont pour but de calmer la douleur. 
La rééducation et l’auto-rééducation permettent de lutter contre l’enraidissement.  
A ces prescriptions s’ajouteront des traitements de type rhumatologiques. Il s’agit de protecteurs du cartilage (chondroprotecteurs), d’infiltrations directement dans la cavité articulaire, avec injections de corticoïdes ou bien encore d’un gel (visco-supplémentation : injections d’acide hyaluronique).

L'intervention chirurgicale

Par une voie d'abord antérieure, mini-invasive, le chirurgien réalise plusieurs ostéotomies (coupes osseuses) au niveau du bassin afin de ré-orienter l’acétabulum et d’obtenir une articulation normalement orientée.  Plusieurs vis sont ensuite mises en place afin de stabiliser la correction et permettre à l’os de consolider.

Risques et complications

Les risques chirurgicaux pouvant survenir pendant l’intervention sont essentiellement en rapport avec la difficulté d’accès de cette articulation profonde. Il s’agit de blessures de tissus voisins tels que des muscles, un tendon ou un ligament, ou exceptionnellement de lésions vasculaires ou neurologiques, notamment le nerf sciatique. 

L’infection du site opératoire peut se produire malgré toutes les précautions prises avant, pendant et après l’intervention.

Une phlébite peut survenir et peut parfois migrer au poumon et engendrer une embolie pulmonaire. 

Il est à préciser le tabagisme est un facteur de risque majeur de ces complications précoces.

 

Post-opératoire

Il est recommandé d’appliquer de la glace sur la zone opérée le plus fréquemment possible pendant 15 à 20 minutes et ce pendant les quinze premiers jours.

Il est conseillé de débuter (poursuivre) dès le lendemain de l’intervention la rééducation et l’autorééducation qui vous seront enseignées par le kinésithérapeute de la clinique puis par votre kinésithérapeute habituel (à votre domicile puis à son cabinet). 

La marche se fait avec un appui partiel du côté opéré pendant 6 semaines. Les cannes doivent être utilisées pendant cette période.

Vous pouvez monter dans une voiture en tant que passager avant dès la sortie de la clinique. La conduite n’est pas autorisée avant la 6ème semaine post-opératoire.