Diagnostic

La rupture d’un ou de plusieurs tendons se manifeste par une douleur voire une baisse de la mobilité ou de la force au niveau de l’épaule et une difficulté à lever le bras.
Celle-ci est confirmée par l'imagerie (arthroscanner ou IRM) qui confirme la lésion, évalue son étendue ainsi que la qualité des muscles dont dépendent les tendons.

Traitement

Les antalgiques et les anti-inflammatoires traitent les symptômes liés à la rupture (douleur). 
La réalisation d'une infiltration de corticoïdes est parfois utile pour traiter une poussée inflammatoire. Cette action reste toutefois limitée dans le temps et ne permet pas de faire cicatriser le tendon rompu.
La rééducation peut éviter l’enraidissement de l’articulation, permet de diminuer les phénomènes inflammatoires et d’entretenir le tonus musculaire.
L’évolution naturelle d’une rupture de la coiffe des rotateurs se fait vers un élargissement de la lésion et une majoration de l’impotence fonctionnelle. 
Au delà d’un certain degré de rétraction la réparation devient impossible et une intervention plus lourde peut alors être nécessaire.
L’opération de réparation de la coiffe des rotateurs permet de soulager la douleur, de récupérer la mobilité et la force et surtout, empêche la dégradation progressive de l’articulation.

L'arthroscopie de l'épaule

La réparation de la coiffe des rotateurs consiste à refixer le tendon rompu au niveau de son attache osseuse sur l’humérus proximal.

Ce geste est réalisé sous arthroscopie en chirurgie ambulatoire.

Une ou plusieurs ancres (mini vis résorbables ou en titane sur lesquels sont montées des fils, qui sont enfouies dans l’os) selon la taille de la rupture sont mises en place au niveau de l’humérus. Les fils des ancres sont ensuite passés dans le tendon et tendus afin d’appliquer le tendon sur l’os. 

Une fois la suture réalisée, le chirurgien réalise une résection partielle de l’os situé au dessus des tendons (acromion) afin de ne pas irriter la réparation qui vient d’être réalisée.

Risques et complications

Toute intervention chirurgicale est sujette à un certain nombre de risques chirurgicaux et de complications précoces ou tardives.
En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, il existe des risques spécifiques à l'épaule:
Une raideur articulaire peut se développer si la rééducation post opératoire n’est pas bien prise en charge.
Une réaction inflammatoire post opératoire peut survenir et occasionner des douleurs importantes et un ralentissement de la rééducation. Cela correspond à une algodystrophie ou capsulite de l’épaule. 
La survenue d’une infection de l’articulation est possible mais exceptionnellement rare car le geste est réalisé sous arthroscopie. 
La persistance des douleurs et la non cicatrisation des tendons au niveau de l’os sont également possibles bien qu’elles soient inhérentes à la pathologie initiale.

Post-opératoire

En post-opératoire, l’épaule sera immobilisée dans une attelle « coude au corps » pour une durée de six semaines. Des séances de kinésithérapies sont prescrites pour une mobilisation passive stricte de l’épaule. En plus, des exercices d’auto-rééducation sont enseignés par les kinésithérapeutes de la clinique. Ces exercices seront à répéter lors du retour à domicile du patient.

La conduite automobile peut se faire à partir de la 6e semaine post-opératoire.

La reprise de la natation, du vélo et de la course à pied peut se faire entre la 6e semaine et le 3e mois post opératoire en fonction de l’évolution.

Les sports utilisant l’épaule, les sport d’armé du bras ou les sports contacts ne seront repris qu’au 6e mois post opératoire.

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